Ich Liebster mich (la minute ego)

coco70 (2)

Merci à Kaymet qui m’a taguée pour le Liebster Award… J’ai hésité à répondre, la vanité toussa, puis me suis dit que cela serait l’occasion de dérouiller ma Remington et de réactiver le puits à inspiration. En piste donc.

11 choses que je sais d’elle

1) Mon arrière-arrière grand-mère paternelle était Tonkinoise… Je ne l’ai appris qu’à 20 ans mais étonnamment depuis mes 10 ans j’étais indescriptiblement attirée par le Vietnam au point quelques années plus tard pour mes 18 ans d’ancrer (encrer) cet attachement sur ma peau (et accessoirement entre ces 2 évènements de devenir accro d’un groupe qui portait le plus beau des noms).

2) Un jour, mon écrivain-français-préféré a repris dans un de ses livres une phrase que je lui avais écrite dans un courrier adressé à l’aube de mes 20 ans et signé alors d’un pseudo tiré d’un de ses romans… « J’aurais voulu être métisse pour que chaque coin de ma peau soit à la mémoire d’un peuple ». Avant même de connaître mon ascendance annamite. 20 ans plus tard, cette phrase a été de nouveau l’occasion d’un rendez-vous avec lui, virtuel comme le veut désormais l’époque.

3) Je suis petite fille de boxeur, marlou au costume croisé, cheveux crantés, nez cabossé. Mes particules annamites. J’ai grandi près de lui, prince du ring, résistant, franc-tireur, toujours du côté de ceux qui ont traversé des montagnes ou des océans en quête d’une vie meilleure, frère d’armes et de coeur ; il est à jamais mes valeurs, mon héritage, mon identité.

4) A 20 ans (décidémment), mon guitariste préféré à la sortie d’une émission de radio m’a proposé de passer la soirée avec lui dans cette ville qui lui était étrangère. J’ai dû décliné pour d’obscures raisons logistiques. J’ai longtemps regretté d’être passé à côté de ce qui aurait sans doute été une belle rencontre. Comme tous les guitaristes de rock, il a connu ensuite un destin tragique.  Je conserve de cette rencontre une photo en noir et blanc vieillie avec les ans ; il m’y sourit, je la chéris.

5) Longtemps, à cause – ou plutôt grâce – à mon papi-boxeur, j’ai eu l’impression de grandir dans une décennie qui n’était pas mienne… Aux murs, photographies jaunies de rings, flash à ampoules incandescentes, et poses en studio d’hommes en short, gants aux poings, des « Amitiés Sportives » griffonées dans un coin. Aussi j’ai toujours eu l’impression d’appartenir à une autre époque, entre Art Nouveau et Bill Haley.

6) Je voue un culte à Sainte Rita, car patronne des causes perdues et je me plais à lui imaginer un côté bohème. Parfois, j’imagine aussi prénommer ma fille Rita pour exactement toutes ces raisons… ou Dolores, pour d’autres encore (il faudrait donc que j’enfante plusieurs filles vu la liste de prénoms que j’affectionne). Sachant que je suis totalement athée, ça doit en dire long sur ma superficialité.

7) Quand je marche, mon pied gauche rentre légèrement en dedans. Comme Miléna, l’héroïne d’un roman de mon écrivain-français-préféré mentionné supra.

8) L’Insoutenable légèreté de l’être est mon titre de roman préféré. A cause de lui et de Kundera (mais aussi beaucoup de Kafka et de Milena), j’ai un jour eu envie d’apprendre la langue de Kaymet (<3)

9) Petite, j’ai été traumatisée par un clown. Aussi ai-je décidé que les cirques n’étaient définitivement pas des endroits faits pour les enfants. L’actualité automnale démontre si besoin était que j’avais raison de me méfier de Ça.

10) Je trompe mon monde en me laissant croire compétente, sérieuse et travailleuse, alors qu’en vrai je suis une dilettante.

11) Un jour il y a longtemps déjà, c’était un lendemain de Noël, j’ai avorté.

 

Les questions :

1 – Pourquoi ce pseudo ?

Parce qu’elle est ma saison préférée, j’ai un jour voulu avoir une fille et l’appeler Automne, l’imaginant douce, mélancolique, aux reflets mordorées, saveurs de pain d’épices et de canelle, flamboyante comme les feuillages d’une Nouvelle-Angleterre. Une version lumineuse de mon enfant intérieur quoi.

2 – Comment as-tu rencontré ton chéri ?

« Music was my first love (and it would be my last) »… Par la musique donc, via un fanzine rock dans lequel j’écrivais. 21 ans après, notre living-room affiche glorieusement aujourd’hui 5000 vinyls. Cohérent(s) donc.

3 – Si on te disait que tu ne peux faire qu’un voyage dans ta vie mais où tu veux, tu irais où et pourquoi ?

Quelque route reculée des états-unis, l’oregon côte Ouest ou le Vermont et le Maine à l’Est, parce que je suis une vraie redneck et que ce pays, malgré ses multiples travers, a alimenté dès mon plus jeune âge tous mes fantasmes d’évasions et qu’il regorge de milles merveilles. ‘Country roads take me home, to the place I belong…´

4 – Quel est le plat que tu adores cuisiner à tes invités ?

Ma conception de la convivialité : un apéro amélioré entre amis, près d’un feu de cheminée, on boit des gin tonic (Hendricks svp) parfumé de baies de genevrier, on grille de la saucisse, accompagnée de grandes poignées de marrons chauds.

5 – Quelle genre de petite fille étais-tu ?

Solitaire, secrète, inquiète, (trop) mature, joueuse, excitée, échevelée, débraillée, faiseuse invétérée de bêtises malgré elle, championne hors pair de décrochage de pompon, fana de Fantômette, de Gene Kelly et de Fonzie, daddy’s girl, mon-papi-à-moi-est-un-boxeur, obéissante, polie, disciplinée… et seule (très).

6 – As-tu une passion, un hobby ?

Les mots, les sons, les images (fixes ou animées)… Bref, les accélérateurs d’émotions (ils sont trop nombreux pour les nommer)

7 – Qu’est-ce qui t’aide à remonter la pente quand t’as le moral dans les chaussettes (que ce soit à cause de la PMA ou pas) ?

A part boire des gin-tonic en grignotant des marrons chauds  ? Découvrir… des pays, des villes, des saveurs et le goût des autres.

8 – Quel est l’endroit où tu peux vraiment retrouver de la sérénité ?

La plage de Bolonia, dans la province de Cadiz en Andalousie… des ruines romaines au bord d’un océan émeraude. Mon lieu-refuge derrière mes paupières fermées.

9 – Si tu devais être un animal, tu serais quoi et pourquoi ?

« Bêtes d’Angleterre et d’Irlande, Animaux de tous les pays,
Prêtez l’oreille à l’espérance, Un âge d’or vous est promis. » (La ferme des animaux – Orwell)

10 – Quelles aspirations as-tu vraiment à cœur ?

Etre un jour apaisée, trouver l’Harmonie.

11 – Raconte-moi une anecdote sur toi.

Quoi, en plus des onze précédentes ?!

 

A mon tour de taguer (mais seulement si elles/il le veulent bien) :

28jedb

Bulle07

Apo

Mme Grenouille

Mamanfwoggie

Pivoinespma

Chastar

 
(j’aurais dû mal à arriver à 11, la quasi totalité de notre blogosphère ayant déjà été taguée)
 

pour 11 anecdotes (plus ou moins anecdotiques) + les 11 questions suivantes :

Petit(e), tu étais…

La personne / personnage qui t’inspire

La vie, c’est…

Ton mot préféré

Un son

Parle nous d’elle / de lui

Si tu étais un pays où un paysage

Ce qui te ressource

Ton toi préféré

Ta chanson préférée

Si c’était à refaire

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2 thoughts on “Ich Liebster mich (la minute ego)

  1. Merci pour ce très chouette Liebster, je me suis régalée en te lisant! Il m’a donné plus encore l’envie de te rencontrer – vraiment. Alors vivement 🙂

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