Lointain souvenir de la peau

hibou

Jusqu’alors, durant ce long chemin de pénitence que peut être le désir d’enfant, je ne m’étais jamais éprise d’un doudou (ou autre Babygros et consort), ne partageant pas (mais ne la jugeant pas pour autant) l’attirance qu’éprouvaient certaines compagnes de galère devant les objets du premier âge et les achats compulsifs qui pouvaient en découler.

Mais ça c’était jusqu’à avant-hier.

Jusqu’à ce que je pose ce chouette hibou, dégoté chez une célèbre chaîne de magasins spécialisés qui a fait de la religion du bien-être son fonds de commerce. Ledit hibou ayant pour première fonction d’apporter sérénité et relaxation par la diffusion d’huiles essentielles baignées d’une douce chaleur (à moins que ce ne soit l’inverse…)… Bref, ma came habituelle. Excitée comme un yogi en rut devant un zafu du plus bel effet, je n’ai eu de cesse, le postérieur à peine posé sur mon royal canapé, la journée enfin terminée, de poser sur ma (gracieuse) poitrine le fier strigidé.

Lointain souvenir de la peau…

Là, sur mon sein, la chaleur et le poids de ce que je sais être une absence, un fantôme que je cherche à tâtons, instinctivement, comme la Nature m’a destinée à le faire, programmation génétique et biologique, dans l’ordre des choses…

La chaleur et le poids de ce que je voudrais être un bout de moi, une parcelle de mon histoire, une réplique de quelques milliards de mes cellules, un métissage de notre amour, la carte et le territoire, Sa peau contre la mienne, enfin réunies.

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