Jour de manque (le grand vide)

(J9)

J6 a sonné le glas de cette tentative-là.

« Bon courage » m’a dit d’une voix anonyme mais qui semblait sincère la technicienne du labo après m’avoir annoncé qu’on ne continuerait pas, pour cette fois.

Lui et moi on a géré cela de manière très pro. Du rationnel (nos cerveaux s’étaient préparés à cette nouvelle depuis le précédent coup de fil 24 heures avant), un soupçon de tristesse, une mini période de deuil de cette chose espérée mais que l’on savait conditionnelle.

Et pour moi, en qui résidait le berceau de cette possibilité, préparée telle le coureur de fond depuis 6 mois, physiquement, mentalement, à accueillir une autre vie en moi, un grand vide.

J’avais produit, donné quelque chose, désormais hors de moi, et on ne me le rendait pas.

Je restais là, stoppée en pleine course la petite fille de boxeur déjà sur le ring prête à s’enquiller les rounds et à donner tout ce qu’elle avait pour mettre K.O. l’adversité, défier la biologie et la course des Etoiles. Je sautillais dans mon corner, largement échauffée, hormonée, dopée.

Prête, tout simplement.

« Not this time, sweetie »

Pas le genre de la maison de déclarer forfait. On respire un grand coup, on retrouve un équilibre, un quotidien, on réaffirme les objectifs.

« Next time, baby »

Parce que moi, je joue l’extraball.

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